Le règne de Charles X prend fin à l’été 1830, lorsque ses décisions autoritaires provoquent une insurrection à Paris. Les Trois Glorieuses, trois journées de combats du 27 au 29 juillet, renversent le rapport de force : le roi abdique quelques jours plus tard et Louis-Philippe accède au pouvoir. Pour comprendre cette rupture, il faut suivre le chemin qui mène des tensions politiques aux barricades.
L’article en bref
La Révolution de Juillet met un terme au règne de Charles X après trois journées d’insurrection parisienne. Des mesures contre la presse et la représentation politique précipitent la fin de la Restauration.
- Le climat politique : Les choix conservateurs du roi renforcent l’opposition libérale et parlementaire.
- L’étincelle : Les Ordonnances de Saint-Cloud restreignent la presse et modifient les règles électorales.
- Les journées de juillet : Les insurgés prennent Paris au cours des Trois Glorieuses.
- Le changement de régime : L’abdication de Charles X ouvre la voie à Louis-Philippe.
La chute du roi révèle la fragilité d’un pouvoir qui refuse de composer avec les changements politiques de son époque.
La Révolution de Juillet met fin au règne de Charles X
L’événement qui met fin au règne de Charles X est la Révolution de Juillet 1830, également appelée les Trois Glorieuses. Du 27 au 29 juillet, une insurrection parisienne chasse les forces royales de la capitale et rend le pouvoir du roi intenable.
Le soulèvement ne surgit pas sans avertissement. Il résulte d’une crise politique entre le souverain et une Chambre des députés devenue majoritairement libérale, sur fond de tensions sociales et de désaccords autour des libertés publiques.
Pourquoi les décisions de Charles X ont-elles provoqué la crise ?
Charles X monte sur le trône en 1824, après la mort de son frère Louis XVIII. Il défend une conception conservatrice de la monarchie et souhaite renforcer l’influence royale, alors que de nombreux Français tiennent aux acquis de la Révolution et à la Charte constitutionnelle.
Plusieurs mesures nourrissent la méfiance. La loi de 1825 sur le sacrilège et l’indemnisation des anciens émigrés alimentent les inquiétudes des libéraux, qui redoutent un retour à l’ordre d’avant 1789. La dissolution de la Chambre en 1827, puis la nomination de Jules de Polignac à la tête du gouvernement en 1829, creusent encore l’écart entre le roi et ses opposants.
Une représentation politique étroite et contestée
Le système électoral repose sur le suffrage censitaire : seuls les hommes qui paient un certain niveau d’impôt peuvent voter. La population participe donc peu aux choix politiques, tandis que la presse et les débats parlementaires deviennent des lieux importants de contestation.
La Chambre élue en 1830 se montre hostile au gouvernement de Polignac. Au lieu de chercher un compromis, Charles X choisit d’imposer sa volonté par ordonnances : ce choix transforme une crise politique en affrontement ouvert.
Les Ordonnances de Saint-Cloud déclenchent l’insurrection parisienne
Le 25 juillet 1830, Charles X signe les Ordonnances de Saint-Cloud. Elles rétablissent la censure préalable des journaux, dissolvent la Chambre des députés avant sa réunion et changent les règles électorales de façon à réduire le poids des électeurs libéraux.
La restriction de la liberté de la presse provoque une réaction immédiate. Des journalistes publient une protestation, tandis que les députés contestent la légalité des mesures. Dans les rues, la colère se mêle aux difficultés économiques : les ordonnances deviennent le symbole d’un pouvoir qui ne veut plus entendre ses opposants.
| Mesure | Effet politique | Réaction immédiate |
|---|---|---|
| Censure de la presse | Les journaux sont privés d’une partie de leur liberté de publication. | Journalistes et lecteurs dénoncent une atteinte aux libertés. |
| Dissolution de la Chambre | Les députés élus ne peuvent siéger comme prévu. | La crise entre le roi et les représentants s’aggrave. |
| Modification électorale | Le corps électoral est remanié au bénéfice des propriétaires les plus fortunés. | L’opposition libérale y voit une manœuvre pour écarter ses soutiens. |
Les ordonnances fournissent ainsi un déclencheur concret à un mécontentement déjà installé. Dès le lendemain de leur publication, les protestations se transforment en affrontements et en barricades.
Les Trois Glorieuses : trois journées qui font basculer Paris
Les 27, 28 et 29 juillet 1830, ouvriers, étudiants, artisans et bourgeois libéraux se mobilisent dans la capitale. Les barricades ralentissent les troupes royales et les combats gagnent plusieurs quartiers. La journée du 29 voit les insurgés s’emparer de lieux stratégiques, dont le Louvre et les Tuileries.
Le mouvement n’est pas dirigé par un seul groupe ni porté par une revendication unique. Une part des insurgés veut défendre les libertés et la représentation politique ; d’autres souhaitent mettre fin au régime. L’armée, commandée par le maréchal Marmont, ne parvient pas à reprendre le contrôle de Paris.
Les dates clés de la chute de Charles X
- 25 juillet 1830 : publication des Ordonnances de Saint-Cloud.
- 27 juillet : les manifestations et les protestations se muent en insurrection.
- 28 juillet : les barricades se multiplient et les combats s’intensifient dans Paris.
- 29 juillet : les insurgés prennent plusieurs bâtiments majeurs de la capitale.
- 2 août : Charles X abdique en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux.
- 9 août : Louis-Philippe prête serment et devient roi des Français.
Ces journées, rapidement désignées comme les Trois Glorieuses, forcent le roi à quitter le pouvoir. La rue a fait échouer sa tentative de gouverner sans tenir compte de la Chambre ni de l’opinion publique.
L’abdication de Charles X et l’avènement de Louis-Philippe
Le 2 août, Charles X abdique en faveur de son petit-fils, Henri, duc de Bordeaux, dans l’espoir de maintenir la dynastie des Bourbons. Cette abdication ne rétablit pas l’autorité royale : les députés choisissent une autre issue et Louis-Philippe, duc d’Orléans, devient roi des Français le 9 août 1830.
La fin de la Restauration est donc suivie par l’avènement de la Monarchie de Juillet. Le changement de titre, de « roi de France » à « roi des Français », exprime une volonté de fonder la légitimité du souverain sur la nation. Le régime reste toutefois une monarchie et le suffrage demeure censitaire : l’accès au vote ne devient pas universel.
| Aspect | Sous Charles X | Après les Trois Glorieuses |
|---|---|---|
| Souverain | Charles X, branche aînée des Bourbons | Louis-Philippe, duc d’Orléans |
| Régime | Restauration fondée sur la Charte de 1814 | Monarchie de Juillet, avec une Charte révisée |
| Libertés et représentation | Crise marquée par la censure et la dissolution de la Chambre | Retour à une vie parlementaire, mais vote toujours réservé aux contribuables éligibles |
| Issue politique | Abdication et départ en exil | Nouvelle dynastie et équilibre politique remanié |
Le changement de souverain ne règle pas toutes les tensions : les aspirations démocratiques dépassent les limites de la nouvelle monarchie. La Révolution de Juillet marque néanmoins une étape décisive, car elle montre qu’une décision royale peut être renversée par la mobilisation populaire et le refus des représentants élus.
Questions fréquentes sur la fin du règne de Charles X
Quel événement met fin au règne de Charles X ?
La Révolution de Juillet 1830, appelée aussi les Trois Glorieuses, renverse son pouvoir après trois jours d’insurrection à Paris, du 27 au 29 juillet.
Quelles décisions ont déclenché la révolte ?
Les Ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830 censurent la presse, dissolvent la Chambre des députés et modifient les règles électorales.
Quand Charles X abdique-t-il ?
Charles X abdique le 2 août 1830 en faveur de son petit-fils, Henri, duc de Bordeaux. Il quitte ensuite la France.
Qui succède à Charles X ?
Louis-Philippe, duc d’Orléans, devient roi des Français le 9 août 1830 et inaugure la Monarchie de Juillet.
Je suis Camille Besson, rédactrice spécialisée dans la vie de famille et les loisirs des enfants. Maman de deux enfants, je teste des activités, des idées de sorties et des astuces d’organisation pour des journées plus simples et plus joyeuses. J’écris des guides concrets, sans culpabiliser et sans budget délirant.





